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L’effondrement du système financier mondial

« Comme annoncé (Partage international, déc. 1988), un krach boursier mondial prendra naissance au Japon. Maitreya le répète : un krach boursier est inévitable. La fin est proche. Les Bourses sont à l'image des casinos où les hommes se comportent comme des drogués, voulant faire de plus en plus d'argent. Ils dissimulent même leurs richesses et engendrent une atmosphère criminelle. C'est une bulle sur le point d'exploser » (Un proche de Maitreya, Pl, juin 1989).

Le système financier mondial est « sur le point de s'effondrer », a affirmé le 10 octobre 2008 Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international. Cette déclaration est survenue à l'occasion de la pire tempête que les marchés financiers mondiaux aient connue depuis la Grande Dépression des années 1930, et alors que les gouvernements tentaient des mesures sans précédent pour empêcher un effondrement total.

Bien que la spirale baissière se soit considérablement accélérée dans la seconde moitié de l'année 2008, les prémisses de la crise remontent à plusieurs années en arrière. La plupart des analystes la font débuter avec les problèmes économiques des États-unis, en particulier dans le secteur immobilier. La Réserve fédérale, la Banque centrale des États-unis, a ramené son taux d'intérêt principal de 6,5 % en 2000 à 1 % en juin 2003. Selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie: « Le résultat prévisible était une débauche de dépenses de la part des consommateurs : le crédit était fourni sans mesure et les crédits hypothécaires subprime (prêts consentis à des emprunteurs ayant une faible solvabilité) étaient accordés sans plus aucune restriction. » Dans le courant de l'été 2007, les dettes liées aux cartes de crédit atteignaient aux États-unis 900 milliards de dollars. Les ménages américains cherchaient à profiter de la faiblesse des taux d'intérêts et ont contracté des crédits hypothécaires assortis de taux de départ très faible. Pendant un premier temps, cette débauche de consommation a donné l'impression d'une économie florissante. Mais les conséquences pour de nombreuses familles se sont fait sentir après quelques années, lorsque les taux d’intérêts ont augmenté et qu’il ne leur était plus possible de rembourser les emprunts. On s’attend à ce que près de 1,7 million d’Américains perdent leur maison dans les mois à venir.

Mais ces crédits à haut risque, accompagnés de la hausse des taux d'intérêt à partir de 2004, ont eu un impact plus large sur l'économie. D'après un article de David Lightman paru dans le journal McClatchy, dans le passé, les banques et autres prêteurs octroyaient des crédits hypothécaires et les conservaient à leur actif jusqu'à leur échéance. Les prêteurs étaient directement concernés par la capacité de remboursement des emprunteurs. Mais, ces dernières années, les crédits hypothécaires ont été vendus à des firmes qui les ont transformés en titres. Les crédits accordés aux emprunteurs les moins fiables engendraient un risque plus important mais étaient assortis d'un taux d'intérêt plus élevé, ce qui a attiré de nombreuses banques et investisseurs institutionnels. A un certain stade, plus personne ne se préoccupait plus de la capacité de remboursement des emprunteurs. Ce processus a permis à davantage de particuliers d'acquérir une habitation et, à partir de 2005, a entraîné une explosion des titres adossés à des crédits hypothécaires. Lorsque les taux ont augmenté, nombre d'emprunteurs qui avaient opté pour des prêts à taux révisable se sont retrouvés dans l'incapacité de rembourser. En conséquence, les investisseurs qui avaient acquis les obligations adossées à ces crédits hypothécaires se sont retrouvés avec des titres valant beaucoup moins que leur valeur faciale (pour autant qu'ils arrivent encore à attribuer une valeur quelconque à ces titres).

Avec la mondialisation, la crise s'est répercutée au niveau planétaire. D'après J. Stiglitz : « La mondialisation a pour effet que l'économie des États-unis et celles du reste du monde se sont retrouvées entremêlées. Si on prend l'exemple des emprunts hypothécaires aux Etats-Unis, lorsque les ménages aux États-unis ne remboursent plus, les propriétaires de ces prêts hypothécaires se retrouvent avec des papiers pratiquement sans valeur. Mais les prêteurs d'origine ont revendu depuis bien longtemps ces créances douteuses à des banques d'investissement qui les ont regroupées avec d'autres actifs d'une manière particulièrement opaque pour revendre le tout à d'autres intervenants non identifiés. Lorsque les problèmes sont devenus apparents, les marchés financiers mondiaux ont connu de véritables secousses sismiques : il est apparu que des milliards de dollars d'hypothèques sans réelles garanties se sont retrouvées dans des portefeuilles détenus en Europe, en Chine ou en Australie, ainsi que chez des banques d'affaires réputées, comme Goldman Sachs et Bear Stearns. » D'après la BBC, la conséquence de ces mouvements est que les banques ne veulent plus se prêter mutuellement de l'argent, car elles s'inquiètent de leur solvabilité respective. La chute accélérée du marché immobilier américain rend particulièrement difficile l'évaluation des titres adossés aux prêts hypothécaires et oblige les banques à faire face à des pertes très importantes.

Suite au gel des prêts interbancaires, les banques n'ont plus d'argent à prêter. D'après Kevin G. Hall, du journal Mc¬Clatchy : « Devant une demande de crédit, pour une activité professionnelle, une voiture, une maison, pour des études ou autre, les banques hésitent à s'engager de peur de se retrouver avec encore plus de créances douteuses. Avec l'assèchement du crédit, les revendeurs de voitures n'arrivent plus à écouler leurs stocks et les agents immobiliers font visiter des maisons qu'ils n'arrivent plus à vendre. L'économie ralentit avec le blocage du crédit. » La chute du marché im¬mobilier et les problèmes liés aux titres adossés aux crédits hypothécaires se sont fait sentir dès 2007 et de manière encore plus importante en 2008.

En janvier 2008, Bank of America rachetait pour quatre milliards de dollars Countrywide Financial, le plus grand organisme de prêts hypothécaires des États-unis, après l'effondrement de ce dernier suite aux pertes liées aux crédits à risque. En février 2008, Northern Rock, une banque britannique, était nationalisée en raison de ses difficultés de financement. Le mois suivant, Bear Stearns, une des plus grandes banques d'investissement, s'effondrait et était rachetée par JP Morgan Chase, la première banque d'investissement américaine. En avril 2008, le gouvernement américain prenait le contrôle de Fannie Mae et de Freddie Mac, deux établissements semipublics qui rachetaient les crédits hypothécaires et les titrisaient. En tant que détenteurs ou garants de crédits hypothécaires pour un montant de quelques 5 000 milliards de dollars, Fannie Mae et Freddie Mac sont d'une importance vitale pour le marché américain. Avant leur reprise, les deux institutions avaient subi 14,9 milliards de dollars de pertes; leurs difficultés menaçaient de paralyser complètement le marché des crédits au logement.

Septembre 2008 s'est révélé particulièrement tumultueux pour les banques d'affaires américaines, les institutions financières et les autorités de contrôle fédérales. Le 14 septembre, la banque d'affaires Lehman Brothers, vieille de 158 ans, se déclarait en faillite, la plus grande banqueroute de l'histoire des États-unis. Le même jour, Merrill Lynch, société de courtage établie depuis 94 ans, acceptait une offre de rachat de la part de Bank of America plutôt que de risquer un effondrement total. Le lendemain, la Réserve fédérale octroyait un prêt de 85 milliards de dollars à une des plus grandes compagnies d'assurances américaines, AIG, afin de prévenir un nouvel effondrement. Le 25 septembre, le gouvernement prenait le contrôle de Washington Mutual, la plus grande banque de dépôts du pays, la revendant le lendemain à la banque d'investissement JP Morgan Chase.

Le mois de septembre a également été particulièrement tumultueux sur le sol européen. HBOS, le plus grand organisme hypothécaire de Grande-Bretagne, était racheté par Lloyds TSB, donnant naissance à une institution financière gigantesque détenant près du tiers de l'épargne et du marché hypothécaire britanniques - opération rendue nécessaire suite à l'effondrement de l'action HBOS. Fortis, géant européen de la banque et de l'assurance, était en partie nationalisé afin d'assurer sa survie. Un peu plus tard, le gouvernement britannique prenait le contrôle de Bradford & Bingley, organisme de prêts hypothécaires détenant un portefeuille de 50 mil1iards de livres. Le même jour, le gouvernement d'Islande prenait le contrôle de la troisième banque du pays, Glitnir, après que celle-ci ait rencontré des problèmes de liquidité. La banque belgofrançaise Dexia était également renflouée par les États belges, français et luxembourgeois. Le 3 octobre, le Congrès donnait son accord pour un plan de sauvetage de l'ensemble du système financier américain. Ce plan autorise le Département du Trésor à dépenser jusqu'à 700 milliards de dollars pour racheter des prêts risqués à des banques en difficultés. Ceci constituera l'intervention la plus importante du gouvernement sur les marchés financiers depuis la Grande Dépression des années 1930. Quelques jours plus tard, le gouvernement allemand annonçait un plan de 50 milliards pour sauver Hypo Real Estate, une des plus grandes banques du pays.

Moins de deux semaines après l'approbation du plan de sauvetage américain, le Département du Trésor annonçait son intention de modifier son approche et d'investir directement dans les banques, ce qui revient à une nationalisation partielle de l'industrie. Les Bourses mondiales ont également subi la tempête sévissant sur les marchés financiers. Le 10 octobre, l'indice Dow Jones avait chuté de plus de 40 % sur un an. L'indice Nikkei de Tokyo chutait de 24 % en une seule semaine, doublant le record de baisse sur une semaine survenu lors du krach boursier de 1987. Le 10 octobre, en une seule journée, l'indice FTSE de Londres chutait de près de 9 % et rejoignait son niveau le plus bas depuis plus de cinq ans.

Herman Wijffels, ancien président de la Rabobank (Pays-Bas) et maintenant administrateur de la Banque mondiale à Washington, a émis la suggestion que cette crise marquait la fin du « capitalisme de Wall Street» : « Il y a vingt ans, nous avons assisté à la chute du communisme. Aujourd'hui, la crise atteint les fondamentalistes du capitalisme. Il n'y avait plus de limites à la dérégulation depuis que le capitalisme l'avait emporté sur le communisme. Les gars de Wall Street se croyaient réellement les maîtres de l'univers. Vous savez maintenant ce qu'il en est advenu et franchement, les produits hypothécaires, c'était littéralement du vol. » Mais H. Wijffels prévoit une évolution positive: « Je m'attends à la fin du néo-conservatisme dans la politique et la société américaine. » D'après le ministre allemand des Finances, Peer Steinbruck, les États-unis vont perdre leur statut de superpuissance financière et le monde ne sera plus jamais le même. Il reproche aux États-unis d'être à l'origine de la crise: le système anglosaxon se focalise sur la recherche de rendements élevés à court terme et accorde des bonus extraordinaires aux banquiers et aux dirigeants.

D'après George Soros, le système financier est au bord du gouffre: « Depuis vingt ans, on a connu des excès idéologiques, une sorte de fondamentalisme du marché. Maintenant cet univers s'effondre. » D'après lui, le fondamentalisme des marchés consiste à croire qu'ils vont se corriger d'eux-mêmes; qu'il n'y a pas besoin d'interventions de l'État en matière financière. Mais cela ne fonctionne pas. Se tournant vers le futur, G. Soros a déclaré : « Ces vingt-cinq dernières années, l'économie était entraînée par le consommateur américain qui dépensait plus que ce qu'il produisait. Ce moteur est maintenant stoppé. Or nous avons un gros problème: le réchauffement climatique. Il nécessite d'énormes investissements. C'est lui qui pourrait bien constituer le moteur de l'économie mondiale pour les années à venir. »

[Sources: BBC, G.-B. ; Reuters ; McClat¬chy Newspapers, Vanity Fair Magazine, Bill Moyers Journal, États-unis. Octobre et novembre 2008]
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Révélations sur une mission secrète : écraser Saddam sous les bombes

« D’après mes informations, Saddam Hussein a été grièvement blessé dans le bombardement de Bagdad du 20 mars, et il est mort des suites de ses blessures. » [Benjamin Creme, Partage international, mai 2003]

The Washington Post a publié un extrait de l’ouvrage de Bob Woodward, Plan of Attack (Plan d’attaque). L’auteur y décrit en détail, avec des comptes-rendus de témoins oculaires, la planification et l’exécution de

la mission de bombardement des 19 et 20 mars 2003, visant Saddam et ses deux fils.

George Tenet, directeur de la CIA, tenait régulièrement le président Bush au courant des informations transmises par un groupe connu sous le nom de code de « rockstars », un réseau d’indicateurs que la CIA avait mis en place en Irak dès l’automne 2002. Ces indicateurs étaient sur le point de localiser Saddam Hussein. Le 19 mars 2003, plusieurs « rockstars » avaient signalé avec des détails de plus en plus précis la possibilité que Saddam Hussein et sa famille se trouvent, ou soient sur le point de se rendre, à Dora Farm, un complexe au sud-est de Bagdad, sur la rive du Tigre.

La CIA reçut le rapport d’un « rock-star » qui, en tant que membre du service de sécurité de Saddam, avait accès aux moyens de communication utilisés par Saddam Hussein lorsqu’il se déplaçait. Cet indicateur disait qu’il venait d’apprendre que des stocks de nourriture avaient été apportés à Dora Farm, en prévision de ce qui semblait être une réunion de famille. Utilisant des images aériennes, la CIA constata la présence de 36 véhicules de sécurité sous les palmiers de Dora Farm, ce qui indiquait un haut niveau de sécurité.

Plus tard dans la même journée, la CIA reçut un rapport selon lequel un « rock-star » dirigeant le service de sécurité à Dora Farm avait vu Saddam Hussein quitter la ferme huit heures auparavant pour assister à des réunions, mais qu’il serait de retour pour y dormir, ainsi que ses fils Qusay et Uday. Le rapport indiquait qu’il était certain à 100 % que Saddam Hussein « devait » y revenir. La CIA était en communication directe avec les deux sources d’information et G. Tenet informa le président Bush et un groupe de responsables de haut niveau que des « rockstars » proches de Saddam Hussein avaient indiqué que Qusay et Uday se trouvaient à la ferme et que Saddam y était attendu vers 3 h du matin, heure irakienne.

Le président Bush décida que, bien que l’ultimatum de quarante-huit heures qu’il avait donné à Saddam Hussein et ses fils pour quitter l’Irak n’avait pas encore expiré, les Etats-Unis bombarderaient Dora Farm. La CIA pensant qu’il pouvait y avoir un bunker dans la ferme, il fut décidé d’utiliser des bombes d’une tonne, ainsi que des missiles de croisière. Alors que les bombardiers étaient en route pour leur mission, G. Bush apprit par sa conseillère en matière de Sécurité nationale, Condoleeza Rice, que l’on avait reçu un rapport d’une personne sur place indiquant qu’un convoi était arrivé à Dora Farm.

Le 20 mars, après que les bombardiers eurent accompli leur mission, le principal « rockstar » rapporta aux responsables de la CIA en opération en Irak que Saddam et ses fils se trouvaient à Dora Farm lorsque les bombes et les missiles avaient été lâchés, mais qu’il ignorait s’ils avaient été touchés. Par la suite, les responsables de la CIA reçurent un rapport plus détaillé.

Selon l’extrait du livre cité dans The Washington Post : « Rokan, leur source [de la CIA] avait été tué par un missile de croisière. Un des fils de Saddam Hussein, était sorti en criant : «  Nous avons été trahis », et il avait tiré une balle dans le genou d’un autre « rock-star ». L’autre fils avait émergé des décombres, ensanglanté et désorienté. Saddam Hussein avait été tiré des décombres. Le teint gris et cyanosé, il avait été allongé sur un brancard, mis sous oxygène, et chargé à l’arrière d’une ambulance qui resta sur place pendant une demi-heure. »

Quelques heures plus tard, G.Tenet, le directeur de la CIA, appela la Maison Blanche et déclara : « Dites au président que nous avons eu le fils de pute. » Mais par la suite, les responsables américains n’étaient pas totalement certains d’avoir tué Saddam Hussein.

[Source : The Washington Post, Etats-Unis] (Partage International novembre 2004)


Les Etats-Unis réclament l’aide de l’Onu

« Quand enfin le gouvernement des Etats-Unis comprendra la démence de cette guerre hasardeuse et sans nécessité, il se gardera bien sûr de le reconnaître devant le monde. Il recherchera plutôt le soutien des Nations unies pour échapper tant bien que mal aux conséquences d’une bévue embarrassante et, si possible, en rejeter ailleurs les torts. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, avril 2004

Le président Bush a annoncé qu’il passait la direction de la transition politique irakienne à l’émissaire spécial des Nations unies en Irak. George Bush a accepté « l’esquisse » de l’émissaire Lakhdar Brahimi pour un gouvernement irakien souverain.

George Bush et Tony Blair ont déclaré qu’ils allaient demander au Conseil de sécurité de voter une résolution précisant le rôle de l’Organisation dans la formation du gouvernement intérimaire en Irak, dans les mois qui viennent. Les deux dirigeants ont aussi demandé l’aide internationale de l’Otan et des pays du G8.

Le 30 juin 2004, l’Autorité provisoire de la coalition en Irak, dirigée par Paul Bremer, n’existera plus, même si les troupes américaines resteront sur place. L. Brahimi est responsable de l’organisation d’un gouvernement irakien intérimaire, devant assurer une transition jusqu’à ce que des élections puissent avoir lieu en janvier 2005.

Selon les analystes politiques, le geste de G. Bush reflète l’inquiétude grandissante de Washington face à un tournant dans la situation en Irak. C’est aussi l’avis de l’ancien diplomate américain James Dobbins : « C’est un changement de cap important, la vraie question est : l’ont-ils fait à temps ou est-ce trop tard, la situation s’est-elle détériorée au point qu’on ne puisse plus la contourner ? »

« Nous nous tournons maintenant vers l’Onu en demandant : « Aidez-nous car nous ne sommes pas en mesure de résoudre le problème, a déclaré Bathsheba Crocker, co-directeur du Center for Strategic and International Studies et ancienne responsable de département d’Etat américain. Depuis le début, ils [l’administration Bush] ont refusé à donner à l’Onu un véritable rôle dans l’édification du processus politique. »

Les analystes disent que les Etats-Unis devraient également lancer une vaste campagne diplomatique pour obtenir le plein soutien militaire et politique de la France, de l’Allemagne et de la Russie, ainsi que des gouvernements voisins du Moyen-Orient.

[Source : San Francisco Chronicle, E.-U.] (Partage International novembre 2004)


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40 % de la population mondiale ne dispose pas des moyens d’hygiène de base

Selon un rapport de l’Unicef et de l’Organisation mondiale pour la santé, plus de 2,6 milliards de personnes, plus de 40 % de la population mondiale, ne disposent pas des moyens d’hygiène de base, et plus d’un milliard boivent de l’eau non potable.

Ce rapport fait état des progrès réalisés au regard des Objectifs de développement du millénaire, fixés au Sommet des Nations unies de l’an 2000. Un des objectifs essentiels est de réduire de moitié la population n’ayant pas accès à l’eau potable et aux moyens d’hygiène d’ici 2015.

Si la tendance actuelle se poursuit, dans onze ans 500 millions de personnes n’auront toujours pas accès aux moyens d’hygiène. Et bien que le monde s’oriente de manière à atteindre les objectifs fixés pour l’eau potable, la croissance démographique risque d’annuler les avancées. Il y aurait ainsi 800 millions de personnes à boire de l’eau non potable en 2015. Il y a pourtant eu des progrès, puisqu’on estime que 1,1 milliard de personnes ont plus facilement accès à l’eau qu’il y a douze ans.

L’Unicef indique que ce sont les jeunes qui souffrent le plus des carences chroniques. Selon Carol Bellamy, directeur de l’Unicef : « Des millions d’enfants à travers le monde naissent dans l’urgence silencieuse des besoins les plus simples. La disparité croissante entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas en terme d’accès aux services de base tue 4 000 enfants chaque jour et contribue aux 10 millions de décès d’enfants chaque année. Nous devons agir dès maintenant pour réduire cet écart, sinon le nombre de morts ne cessera de croître. »

Selon l’Unicef et l’OMS, donner à chacun l’hygiène et l’eau potable demande davantage que de l’argent. Un engagement politique clair pour le droit universel à l’eau est également nécessaire. L’inaction aura des conséquences graves. Des millions de personnes, principalement des enfants, mourront et des millions d’autres seront écartés du processus de développement.

[Sources : Unicef ; BBC, Grande-Bretagne) (Partage International juin 2004)



Le régime végétarien épargne les réserves d’eau

Anders Berntell, directeur de l’Institut international de l’eau (IIE), à Stockholm, affirme que « le monde court vers la pénurie d’eau ». Les mangeurs de viande sollicitent trop les réserves d’eau. L’IIE a récemment publié un rapport demandant aux gouvernements de « persuader les gens de manger moins de viande » afin de réduire la sollicitation des réserves d’eau.

Les agronomes s’accordent sur le fait qu’il est virtuellement impossible que les générations futures continuent de suivre les régimes alimentaires actuels de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord sans détruire l’environnement.

Les repas à base de viande et de végétaux, que la plupart des gens consomment s’ils peuvent se l’offrir, demande plus d’eau que ne le requièrent des céréales comme le blé ou le maïs. En moyenne, il faut 1 790 litres d’eau pour faire pousser 1 kg de blé, mais 9 680 litres pour produire 1 kg de viande.

Environ 840 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées et les prévisions de croissance prévoient deux milliards de naissances d’ici vingt ans. Dans ces circonstances, la recherche de l’eau nécessaire à la production de la nourriture sera l’un des défis majeurs des gouvernements. Aujourd’hui, 90 % de l’eau consommée est utilisée pour produire la nourriture. David Molden, responsable de recherche à l’IIE déclare qu’« en moyenne d’ici vingt ans, il y aura assez de nourriture pour tout le monde, mais si nous ne changeons pas la manière de la produire, il y aura bien plus de personnes sous-alimentées ».

Selon l’IIE, la meilleure approche serait de combiner les méthodes traditionnelle et hi-tech de préservation de l’eau. Des variétés de céréales mieux sélectionnées, de meilleures méthodes de cultures et une irrigation plus précise réduirait la consommation d’eau et augmenterait les rendements.

L’IIE suggère que les fermiers utilisent davantage l’eau usée urbaine pour l’irrigation. On estime que seulement 10 % de la population mondiale mange une nourriture produite en utilisant les eaux usées.

Mais le point le plus important souligné par les auteurs du rapport presse les gouvernements occidentaux à modifier leurs politiques, vu le déséquilibre des échanges et des niveaux technologiques entre les pays développés et ceux en développement. « Les subventions agricoles [en Occident] maintiennent les prix bas dans les pays pauvres et découragent le fermier d’investir [dans des techniques économisant l’eau] car ils n’auraient aucun retour sur leurs investissements. Des législations sur la terre et l’eau sont également nécessaires, afin que les gens investissent sur le long terme. »

[Source : The Guardian, Grande-Bretagne] (Partage International juin 2004)



Les Nations unies demandent 96 millions de dollars pour le Kenya

Selon les Nations unies, qui viennent de lancer un appel à l’aide de 96 millions de dollars, plus de 2,3 millions de Kenyans sont menacés de famine du fait de la sécheresse et de la destruction de récoltes. Ce fonds servira à l’achat et à la distribution de 165 millions de tonnes de nourriture aux pays africains affectés par la sécheresse.

« La vie et les moyens d’existence de plus de 2,3 millions de Kenyans sont en danger, a déclaré Timo Pakkala, directeur délégué national du Programme des Nations unies pour l’alimentation. Le taux de malnutrition atteint des niveaux alarmants qui mettent en danger le développement physique et intellectuel des enfants. »

L’agence des Nations unies affirme que les récoltes dévastées du fait de l’insuffisance des pluies ont créé une pénurie alimentaire dans de nombreuses régions du Kenya. Dans les régions touchées, on estime qu’un Kenyan sur trois est atteint de malnutrition. Mais, selon les Nations unies et d’autres agences, la pénurie menace aussi des millions d’autres personnes.

[Source : CBS, Canada] (Partage International juin 2004)



Plus de polio en Somalie

La Somalie, n’ayant plus eu de cas de poliomyélite depuis 2002, vient de quitter officiellement le groupe des nations encore infectées par le virus. Quand on connaît l’état de ce pays, pauvre parmi les pauvres, on comprend l’enthousiasme de la directrice générale de l’Unicef, Carol Bellamy, quand elle parle d’une « victoire miraculeuse sur les conflits et les dévastations obtenue au nom du bien-être des enfants ».

Cette victoire couronne une campagne internationale baptisée « Initiative mondiale pour l’éradication de la polio », lancée il y a huit ans par un certain nombre d’organisations internationales, comme l’Unicef, l’OMS, dans l’ensemble des pays encore concernés par ce fléau – et dont « l’Assaut final » a mobilisé en février 2004 sur le continent africain « des dizaines de milliers d’agents de vaccination qui ont fait du porte à porte pour administrer le vaccin à chaque enfant en particulier ».

Si l’on peut parler de miracle, c’est en raison de la rapidité et de l’union sacrée avec laquelle ce pays, qui accumule les difficultés – géographie difficile, infrastructures ruinées par des années de guerre civile et absence totale d’Etat central depuis treize ans – a remporté cette victoire. Une victoire qui, pour reprendre les mots de C. Bellamy, « atteste de la volonté de tout un peuple de stop1per le virus et de l’efficacité des stratégies mises en place. »

Car, comme le dit Jesper Morch, représentant de l’Unicef pour la Somalie, « le succès de cette initiative a reposé tout entier sur le dévouement des communautés somaliennes ». Les chefs traditionnels et les responsables musulmans (dans leurs prêches, par exemple), en jetant tout leur poids dans la balance, y ont ainsi joué un rôle central. « Il n’était pas question de résister à la campagne. Les Somaliens étaient déterminés à immuniser leurs enfants, malgré les défis énormes qu’ils avaient à relever [par ailleurs]. » Cet esprit d’unité nationale était particulièrement sensible lors des Journées nationales de vaccination – appelées aussi « Journées de tranquillité » – qui, en promouvant la coopération entre communautés et en ré-intégrant dans la vie nationale, sous la protection des milices locales, des régions jusque-là désertées parce que livrées aux guerres et aux exactions de toutes sortes, ont largement contribué à instaurer une atmosphère de paix.

Seuls, six pays n’ont pas encore vaincu la polio : l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan, le Niger, l’Egypte et le Nigeria. Cette liste pourrait malheureusement réintégrer d’anciens membres, dans la mesure où, dans ce dernier pays (pourtant en voie de gagner le combat en 2003), un certain nombre de groupes islamistes ont réussi à faire sus-pendre la campagne, avec pour effet de rallumer l’endémie dans les zones frontalières de huit pays d’Afrique centrale et occidentale. Ce que regrette C. Bellamy, c’est « qu’il suffirait que ces six pays emploient avec la même détermination les stratégies mises en œuvre en Somalie pour que la totalité des enfants du monde soient définitivement libérés de ce fléau. »

Ce redémarrage de la polio montre que la guerre n’est pas encore gagnée, et que la victoire ne sera vraiment acquise qu’à condition d’en remporter bien d’autres. Par exemple, en aidant les petits Somaliens à surmonter la série de défis gigantesques auxquels ils ont à faire face ; comme, parmi bien d’autres, leur faible taux de vaccination (moins de 50 % ont reçu les principaux vaccins), l’ancrage important de la malnutrition chronique et des années de guerres et d’instabilité, avec comme conséquence inévitable, un taux de mortalité infantile dépassant les 22 %. Autant d’éléments, pour ne citer qu’eux, qui ont fait d’eux « les enfants les plus vulnérables du monde » et les ont plongés dans une situation si critique qu’ils ne pourront s’en sortir sans l’aide de la communauté internationale.

« L’Initiative mondiale pour l’éradication de la polio » qui, outre cette campagne de vaccination, a pour mission de maintenir une veille permanente pour contrer d’éventuelles réapparitions, a de son côté encore besoin de 130 millions de dollars. « Ce serait une tragédie de laisser la polio revenir en Somalie et dans d’autres pays libérés du virus simplement par manque de moyens », conclut C. Bellamy.

[Source : Unicef] (Partage International juin 2004)


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Le suaire de Turin

« Il s’agit du suaire qui a été utilisé pour envelopper le corps du Christ après la crucifixion. » [Benjamin Creme, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]

Un documentaire d’Alex Hearle consacré au suaire de Turin a été diffusé le 28 mars 2004, sur Channel 4, dans la série « Secrets de la mort ». D’après ce film, de nouvelles analyses remettent en question les conclusions de la méthode de datation au carbone 14, selon lesquelles le Suaire était une contrefaçon datant de l’époque médiévale.

Mechtild Flury-Lemberg, une experte en matière de textile, a été invitée à Turin, au cours de l’été 2002, pour entreprendre des travaux de restauration sur le Suaire ; elle y découvrit que les coutures dataient du premier siècle après J.-C. En examinant une partie du Suaire qui n’avait pas encore été étudiée, son équipe a pu mettre en évidence une forme de couture similaire à celle qui avait été découverte dans les ruines de Massada, une forteresse juive détruite par les Romains en 74 après J.-C.

Des experts légistes et des bactériologistes ont également examiné le Suaire. Alex Harle a rapporté que les traces de sang découvertes sur le Suaire étaient du même groupe AB (groupe rare) que celui découvert sur le suaire d’Oviedo.

[Source Channel 4 : Grande-Bretagne] (Partage International juin 2004)
[Dans le numéro de septembre 1998 de Partage international, le Maître de B. Creme a confirmé que le suaire d’Oviedo, conservé en Espagne dans la cathédrale d’Oviedo, a bien appartenu à Jésus. Dans l’Evangile de Jean (ch. 20, versets 6 et 7), il est dit : « Pierre entra dans le sépulcre et vit les linges à terre, et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les autres, mais plié en un lieu à part. »]



Réexamen de la fusion à froid

Une nouvelle technologie est en vue : il s’agit du procédé de fusion à froid. Je dirais que dans très peu d’années, la fusion à froid pourvoira dans une proportion appréciable aux besoins énergétiques de la planète. Mais par la suite, une autre technologie, que Maitreya nomme la technologie de la lumière, produira l’énergie illimitée qui couvrira tous nos besoins. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Après avoir été écartée comme irréalisable, la fusion à froid a fait récemment l’objet d’un réexamen. Un petit groupe de chercheurs avait continué ses travaux sur la fusion à froid après que celle-ci ait été rejetée il y a quelques années par la communauté scientifique. Ils affirment que leurs chiffres confirment clairement les résultats des premiers travaux de 1989, montrant qu’il est possible de créer de l’énergie en faisant simplement passer un courant électrique dans un bocal d’eau.

En 2003, ces chercheurs ont demandé au Département américain de l’énergie (DOE) de réexaminer leur travail. Aujourd’hui, un an plus tard, le département a accepté d’étudier le dossier.

La production d’énergie dans la fusion à froid est un sous-produit de l’interaction d’atomes d’hydrogène. En mars 1989, deux chercheurs de l’Université de l’Utah, Stanley Pons et Martin Fleischmann, annoncèrent qu’ils avaient obtenu la fusion en utilisant deux électrodes de palladium et un bocal d’eau lourde, dans lequel les molécules d’eau contiennent du deutérium, un type plus lourd d’hydrogène. Un courant électrique circulant à travers les électrodes attirait vers celles-ci des atomes de deutérium, ce qui d’après les chercheurs produisit une certaine chaleur, M. Fleischmann avançant l’hypothèse que la fusion des atomes d’hydrogène soit à l’origine de cette chaleur. D’autres chercheurs avaient essayé de reproduire l’expérience sans obtenir de résultats fiables. Et comme les théories scientifiques actuelles n’expliquent pas la fusion à froid, il n’en fallut pas davantage pour que le monde scientifique soit convaincu qu’elle ne s’était pas réellement produite.

Selon Peter Hagelstein, professeur d’ingénierie électrique et d’informatique au Massachusetts Institute of Technology, d’autres expériences seront nécessaires pour déterminer si la fusion froide pourra ou non procurer une source d’énergie bon marché et suffisamment abondante. Mais il pense que la fusion à froid pourrait effectivement produire une énergie commercialisable.

[Sources : The New York Times, E.-U. ; International Herald Tribune, France.] (Partage International novembre 2004)



L’énergie solaire pourrait devenir une réalité

« Une technologie, que Maitreya nomme la technologie de la lumière, produira l’énergie illimitée qui couvrira tous nos besoins [...] Cette nouvelle technologie utilisera l’énergie solaire. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Une équipe de chercheurs australiens prédit que dans seulement sept ans, nous serons capables de maîtriser l’énergie solaire pour nous procurer des réserves énergétiques quasi illimitées.

Cette équipe semble être la plus avancée dans ce domaine, et elle projette de produire du combustible d’hydrogène à partir de l’eau, grâce à l’énergie diffusée par les rayons du soleil. Il sera ensuite facile de fabriquer un collecteur de cette énergie sans pièces mobiles et n’émettant ni gaz à effet de serre ni polluants.

Cette énergie serait la moins chère, la plus abondante et la plus propre jamais produite, puisque ses sous-produits ne sont que de l’oxygène et de l’eau. Le professeur Janusz Nowotny, qui conduit avec le professeur Chris Sorrell un projet de re-cherche sur l’hydrogène solaire à l’Université de New South Wales (Centre for Materials and Energy Conversion), affirme que « ce marché possède un énorme potentiel, aussi important que les marchés du charbon, du pétrole et du gaz réunis […] Beaucoup de chercheurs en ont rêvé depuis longtemps et c’est excitant de savoir que nous touchons maintenant au but ».

[Sources : The Guardian, Grande-Bretagne ; www.spacedaily.com] (Partage International novembre 2004)


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Energies renouvelables 2004

Avec plus de 3 000 participants, la conférence internationale sur les énergies renouvelables qui s’est tenue à Bonn (Allemagne), en juin 2004 fut, d’après ses organisateurs, le plus large rassemblement de représentants de gouvernements et de responsables du secteur privé sur ce thème. La conférence a abouti à la rédaction d’un programme d’actions internationales listant 165 engagements pris par des gouvernements, des agences internationales et des groupes privés, visant à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables.

Suite aux inquiétudes relatives à la hausse du prix du pétrole et aux dégâts causés à l’environnement et à la santé humaine par une économie basée sur l’utilisation de carburants fossiles, une grande partie de la communauté internationale considère désormais la question des énergies renouvelables comme prioritaire. Pour les pays en développement, celles-ci permettront de fournir de l’énergie aux pauvres des régions rurales, de réduire la dépendance par rapport aux carburants fossiles et de créer des milliers de nouveaux emplois. La conférence s’est terminée par une déclaration ferme de 154 gouvernements selon laquelle les énergies renouvelables sont appelées à jouer un rôle très important dans la politique énergétique du 21e siècle. Cette conférence a aussi montré l’existence d’un large consensus entre le Nord et le Sud avec des pays tels que le Brésil, le Maroc et l’Ouganda jouant un rôle moteur décisif. Christop1her Flavin, président du Worldwatch, a participé à la conférence en tant que conseiller. Il a témoigné du haut degré d’enthousiasme et de consensus parmi les délégués : « Des milliers de responsables vont quitter cette conférence avec l’espoir qu’une action soutenue permettra de dessiner un nouvel avenir énergétique. »

[Source : communiqué de presse du World-watch] (Partage International juil_aout 2004)


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